Genève FSE
Troupe St François de SalesCe Blog est à l'usage unique des scouts, parents et amis de la 1ère Genève FSE. Les informations concernant nos activités sont toutes affichés ici. Pour toutes questions ou suggestions, je vous laisse me contacter : kangourou@scouts-europe.ch
Fraternellement,
Kangourou
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Week-end inter-troupes du 21-22 avril 2007
Nous avions rendez-vous samedi 21 avril sur le petit parking de l’église de Challex dans l’Ain. Le rendez-vous était fixé à 14h30. Nous sommes pratiquement tous arrivés à l’heure au lieu. David, notre chef de troupe avait bien insisté sur la ponctualité car nous allions faire un Rallye technique où TOUTES les techniques scoutes allaient être testées (uniforme impeccable, propreté du coin de patrouille, tenue de veillée, rapidité, esprit scout, morse, cuisine, …). Nous nous sommes donc bien préparés pour essayer d’être au top pour ce week-end qui se montrait haut en couleurs.
Après un petit CdC (Conseil des Chefs) sur le parking, il y eu le premier rassemblement de troupe. Nous nous sommes regroupés sur le parvis de l’église ; les cris de patrouille ont été lancés. La maîtrise nous avait indiqué que les scouts devaient se procurer un brassard de couleur : brassard blanc pour l’Aigle et le Faucon, noir pour le Bouquetin et rouge pour le Jaguar et l’Hermine. Ils ont ensuite remis aux CP une enveloppe avec une carte de la région, une feuille d’informations et une feuille d’observation. Puis les chefs nous ont expliqué le déroulement de ce week-end. Le thème était la bataille de Mafeking, célèbre bataille anglaise de Baden-Powell qui fut le tournant de la création du scoutisme.
« Messieurs, vous êtes aujourd’hui projetés en plein sur le champ de bataille du siège de
Mafeking, en 1899. Nous sommes en Afrique du Sud, terre zouloue colonisée par les Anglais car
c’est un relais stratégique sur la route des Indes. Les Boers, anciens colons Hollandais, tentent
Nous étions divisés en trois peuples, les Anglais (brassard rouge), les Boers (brassard blanc) et les Zoulous (brassard noir). Nous devions tous nous diriger à un point précis sur la carte et y arriver à 16h00 précises; il était alors 15h00. Après avoir rompu le rassemblement, notre patrouille s’est empressée d’aller au lieu indiqué. Nous avons marché, bu, chanté, bu, marché et encore marché ! En effet, il faisait très chaud et le soleil tapait fort sur nos quatre-bosses. Après être arrivés à la lisière de la forêt qui entourait le point de rendez-vous, nous nous sommes ralliés au Jaguar qui était aussi anglais. Ne pouvant pas entrer dans la forêt qui nous était interdite par les chefs, nous avons du contourner toute la forêt, toujours sous un soleil de plomb en plein mois d’avril… Si nous avions eu l’autorisation de couper à travers la forêt interdite, nous serions arrivés beaucoup plus rapidement car le lieu était à 200 mètres de la lisière…
Enfin arrivés de l’autre coté de la forêt à 16h20, nous avons vu deux scouts d’Europe avec un foulard différent du nôtre. Nous nous sommes dis : « Ah tiens, les chefs ont fait appel à d’autres chefs pour leur Grand Jeu, c’est génial ! » Nous avons voulu leur parler mais ils ont continué leur chemin sans même nous saluer… Nous étions surpris. Nous avons continué notre chemin dans la forêt et nous sommes passés devant le camp des Boers. Ils étaient beaucoup plus nombreux que nous et nous n’en connaissions pratiquement aucun !!! A nouveau, nous nous sommes dit : « On n’est pas seul, les chefs ont organisé un Grand Jeu inter-troupe !!! C’est génial !!! » Nous nous sommes vite rendu compte que ce week-end n’allait pas du tout être un rallye technique mais un super Grand-Jeu avec d’autres scouts !!! Nous étions tous excités et prêts pour l’aventure. La surprise était totale ! Après avoir passé le camp Boer, nous sommes arrivés dans le camp Britannique, à la colonie du Cap.
Là, se trouvait notre chef de camp, James Murison ACT des Dombes, habillé en soldat anglais avec un uniforme militaire (qui était en réalité un ancien uniforme de médecin de campagne français…). Il nous dit de nous installer pas trop loin, de monter la tente et de ramasser du bois pour le feu. Ensuite, nous devrons construire le fortin pour nous protéger contre les peuplades Zoulous et Hollandaises. Nous avons rapidement monté le double-toit de la tente, mis les sacs en dessous et ramassé du bois. Nous nous sommes mis en tenue de jeu et sommes allés construire le fortin avec le Jaguar et les autres patrouilles des autres troupes présentes.
Les 7 troupes étaient les suivantes, les 1ère Genève, 1ère Gex, 1ère Notre Dame des Dombes, 1ère Annecy, 1ère Bourg-en -Bresse, 3ème Chambéry et la 5ème Lyon, toutes faisant partie des Scouts d’Europe. Le sous-camp anglais comptait 8 patrouilles : le Couguar de Gex, le Cerf des Dombes, le Loup de Chambéry, le Baribal d’Annecy, le Jaguar de Genève, le Cerf de Bourg-en-Bresse, l’Izard de Lyon et l’Hermine de Genève. Nous sommes allés voir ces patrouilles pour comprendre un peu ce qui allait se passer mais eux non plus, ne savaient rien ; ils étaient aussi dans la surprise totale. Nous avons construit ensemble un petit fortin entouré d’un autre fortin beaucoup plus grand et plus haut. Enfin, dès que toutes les patrouilles sont arrivées, nous avons eu notre premier rassemblement de sous-camp. Les Anglais étaient présents pour combattre le siège de Mafeking ! Nous avions notre étendard, l’Union Jack et notre cri : « British are you ready ? Yes sir !! ». La deuxième phase du Jeu pouvait commencer.
Après le rassemblement, pendant que les scouts continuaient la construction du fortin, il y eu le CdC d’empire. Notre chef nous confirma que ce week-end était un week-end inter-troupes et que nous étions anglais et que nous devrions défendre la colonie du Cap. Il nous a ensuite expliqué le jeu. Patrouille après patrouille, nous devrons nous diriger à Mafeking pour combattre les Zoulous, les Boers et les mercenaires irlandais. Nous aurons 24 ‘bijoux’ par patrouille (représentés par des élastiques). Les combats se feront à la prise de foulard. Chaque fois qu’une patrouille voudra combattre un mercenaire irlandais, il faudra d’abord qu’elle lui mette les deux épaules à terre pour lui permettre ensuite de répondre à une question que lui posera l’Irlandais. Elle recevra alors trois bijoux. Les questions étaient du type : quel est le drapeau de l’Irlande, quel est son St Patron ? Et si une patrouille veut défier une autre patrouille d’un camp adverse, pour gagner, il faut que tous les foulards de la patrouille adverse aient été capturés et la patrouille perdante devra donner deux bijoux au vainqueur.
Après les règles du jeu énoncées, nous étions parmi les premières patrouilles à aller combattre. Il était environ 17 heures. Pendant ensuite environ une heure et demie, nous avons combattu et ramené plein de bijoux. Nous avons rapporté 57 élastiques contre 24 au départ !!! Nous avons défié presque toutes les patrouilles et les mercenaires et avons perdu seulement deux combats. Autant dire que nous étions très contents ! C’était superbe de voir 150 scouts dans un champ se défier pour son empire…
A la fin de ce jeu, nous sommes tous retournés au Cap pour préparer le repas et faire du rangement. Un deuxième CdC entre Anglais s’est imposé pour compter le nombre de bijoux et pour faire le point sur ce début de week-end formidable. Après avoir préparé le repas, nous avons invité notre chef de sous-camp, James Murison. Il y avait au menu une omelette qui s’est transformée en œufs brouillés, du fromage et des lardons ainsi que du pain et des pommes. C’était très bon. Après la vaisselle, nous nous sommes rassemblés près du fortin pour partir à la veillée de camp.
Sur le chemin boueux de la veillée, nous avons chanté et nous avons allumé nos torches. Nous étions les premiers à arriver au coin veillée. Le coin veillée était original ; il y avait un grand étang où, d’un côté se trouvait les feux, le rideau de veillée et les acteurs du fil rouge et de l’autre coté, se trouvaient les trois peuples qui s’étaient assis sur deux rangées, tout le long de la rive. La veillée racontait l’histoire des Zoulous, des Anglais et des Boers. A un moment donné, le chef des Irlandais, notre chef de troupe David, a plongé dans l’eau et a traversé l’étang pour aller chercher une torche dans chaque empire pour pourvoir allumer le feu…
A la fin de la veillée, nous sommes tous retournés à notre camp avec un conseil précieux de la part des mercenaires : « Méfiez-vous des Irlandais ce soir, ils sont avides d’or et de bijoux… Il va falloir veiller toute la nuit…Bonne nuit et… à bientôt… » Après être arrivés au Cap, petit CdC pour mettre en place les heures de veille et l’ordre des patrouilles. Les veilles devaient durer de 23h00 à 7h00. Durant toute la nuit, les Irlandais pourront venir nous dérober les staffs (fanion de patrouille) ou les pépites d’or (balles de tennis) échangées contre les bijoux (élastiques de la prise de foulard); il va falloir être très vigilants. Notre patrouille, l’Hermine, a du veiller de 5h00 à 6h00, après le Loup et avant le Baribal. Après quelques heures de sommeil durant laquelle nous nous sommes sans cesse réveillés à cause des bruits des attaques irlandaises, un scout du Loup est venu nous réveiller à 4h50. Nous nous sommes levés rapidement et sommes allés nous mettre en place autour du fortin pour être prêt à une éventuelle attaque. Le Loup est resté avec nous jusqu'à 5h15. Il faisait encore nuit quand tout à coup, nous avons entendu un bruit de pas cassant des branches mortes. Nous étions prêts pour l’attaque. Heureusement, ce n’était qu’un seul mercenaire irlandais qui voulait essayer d’entrer dans le fortin pour prendre notre staff. Nous l’avons attrapé et il est reparti bredouille. Dix minutes après, un autre de ses confrères est venu nous attaquer mais il n’a toujours pas réussi. Pour prendre notre staff qui était à l’intérieur du fort, il devait mettre ses deux pieds dedans ; pour l’en empêcher, nous devions le toucher. Il me semble que les deux Irlandais étaient Achille et Loïc, de Genève. Ce fut nos seules attaques et notre staff n’a pas été dérobé. Ouf ! A partir de 6h00, le jour se mit à se lever et les oiseaux ont commencé à chanter. Paul Stobart est allé réveiller le Baribal qui nous a rejoint quelques minutes plus tard. Nous sommes resté encore un quart d’heure avec eux et nous sommes allés ensuite nous recoucher sauf Paul S. et Cyrille qui n’étaient pas fatigués et qui voulaient encore veiller. A la fin de la dernière veille, à 7h00, nous nous sommes tous rassemblés au fortin pour la prière du matin. Il y eu ensuite le petit-déjeuner et le rangement complet du coin de patrouille.
Pour le petit-déjeuner, nous avons invité un chef. Le cuisinier avait préparé des céréales et du lait. Après avoir roulé la tente et camouflé le feu, nous avons mis nos sacs en faisceau. Ensuite, jusqu'à 9h00, toutes les patrouilles de l’empire britannique se sont mises à la construction du fortin. En effet, il fallait l’améliorer. Nous l’avons au moins élevé d’un mètre et avons mis des branches de houx. A 9h00, au moment où la corne sonna, ce fut le début de la prise de fortin. Les trois sous-camps ont défendu leur propre fortin où étaient gardées les pépites d’or et ils ont aussi attaqués les autres fortins pour récupérer des pépites. Nous avons envoyé une quinzaine d’Anglais attaquer les Boers et les Zoulous et nous étions donc une trentaine à défendre le fort du Cap. A la fin, nous avons malheureusement perdu deux pépites d’or…
Après cette prise de fortin qui regroupait 150 scouts prêts à tout pour gagner la bataille de Mafeking, nous nous sommes dirigés par empire sur le lieu de l’ultime bataille qui opposait les Zoulous, les Boers, les Anglais et les mercenaires irlandais. Au milieu du champ de bataille, était planté le Cor du régiment de Cavalerie. Chaque patrouille était disposée sur un cercle autour du fanion et chaque membre d’une même patrouille était attaché par les pieds avec des foulards de jeu. De plus chaque patrouille avait de un à trois ballons, signe de vie. Le peuple qui avait ramené le plus de pépites recevait pour chaque patrouille trois ballons, le deuxième peuple ayant ramené le plus de pépites avait deux ballons et celui qui en avait le moins ne recevait qu’un seul ballon. S’étant fait beaucoup attaqués par les peuplades barbares, nous, les membres de la colonie britannique nous nous étions fait prendre le plus de pépites que les autres et donc nous avions seulement une seule vie… Le but du jeu était de ramener le Cor du régiment de Cavalerie au pied de son étendard. Malheureusement, lorsque la première patrouille a décroché le Cor, toutes les autres patrouilles lui ont sauté dessus pour l’empêcher de ramener le Cor à son chef. Le jeu se termina par une espèce de sioule mais au final, personne n’avait réussi à placer le Cor au pied de son chef. La partie Jeu de ce week-end se termina donc par cette dernière ‘bataille’.
Nous sommes tous repartis dans nos coins de patrouille pour prendre nos affaires et les amener près du champ de bataille. Nous nous sommes assis le long du chemin pour prendre le déjeuner. Chacun avait son pique-nique et la maîtrise a distribué des grands lapins en chocolat à toutes les patrouilles. Nous en avions quatre chez l’Hermine. Après cette pause, le dernier CdC de camp eut lieu. Tous les CP de chaque troupe étaient là. Le CdC ressemblait à un petit rassemblement parce qu’il y avait 24 CP. C’était beau de voir tous ces CP avec leurs staffs représentant leur patrouille, se rassembler pour vivre la fin d’un WE qui fut vraiment extraordinaire. A la fin du pique-nique, le premier et dernier rassemblement officiel de ce week-end du centenaire se fit entendre ; quand on entend 24 cris de patrouille, 3 cris d’empire, 7 cris de troupe et les devises de troupe, je vous assure que tous les animaux de la forêt sont déjà très loin… Le rassemblement était immense ! Avant le « Ad Mariam Europa ! », la maîtrise de camp a annoncé les résultats. Tout le monde était tendu… Le peuple gagnant a été le peuple hollandais, les Boers. Ils ont résisté face aux Zoulous et n’ont pas laissé de place aux Anglais… et la patrouille gagnante de la bataille de Mafeking a été le Faucon de la 1ère Genève !!! Ils ont remporté le Cor du régiment de Cavalerie. Quant à nous, nous nous sommes placés à la deuxième place chez les Anglais et à la 4ème place de toutes les patrouilles. Après avoir rompu le rassemblement et après avoir lancé nos chapeaux en l’air pour l’ « Ad Mariam Europa », nous avons fait la photo officielle.
Après la pose, nous nous sommes tous rassemblés en troupe pour nous diriger vers l’église de Collonges avec nos sacs sur le dos. Durant la marche qui a duré environ une heure et demie, nous avons chanté, bu et marché… Il faisait toujours aussi chaud que lors de la marche de départ…
Arrivés à l’église de Collonges, nous avons mis nos sacs en faisceau derrière l’église. Lorsque nous sommes arrivés dans l’église, nous avons été accueilli par Mgr Bagnard et par les aumôniers de trois troupes dont celui de la nôtre, Père Marie-Thomas. Pendant la messe, Paul S. était servant de messe et moi, je portais le Baussant à partir de l’homélie, après Pierre Etchebery, le CP de l’Aigle. C’était magnifique de voir un autel autour duquel étaient disposés six Baussants aux honneurs. Pour ma part, lorsque j’étais dans le chœur avec le Baussant, c’était formidable de voir une si petite église remplie de jeunes scouts fatigués mais vraiment heureux. Finalement, à la fin de cette belle messe, la troupe St François a fait un dernier rassemblement sur la pelouse à côté de l’église pour remettre à Tanguy Nuiry et Pierre-Benoît Vulliemin leur seconde classe. La patrouille compte désormais une première classe et trois seconde classe. Les scouts des patrouilles de l’Aigle et du Bouquetin ont fait leur allégeance au CP. Nous avons ensuite eu un petit mot de la part de Philippe Mounier, notre chef de district et le dernier rassemblement a pris fin. Nous sommes ensuite tous repartis chez nous avec des souvenirs extraordinaires plein la tête… Un immense merci aux chefs pour cette très belle surprise si réussie et si fantastique !
Lorsque je suis rentré chez moi, je me sentais tout triste ; peut être étais-je fatigué ? Mais en tout cas, ce week-end a été le plus beau week-end de toutes mes années de scoutisme. On se sentait en camp d’été, il a fait extrêmement beau et l’ambiance était vraiment géniale. Les scouts des autres troupes étaient très sympas et ils avaient le même esprit que nous. Il y avait un formidable esprit de patrouille. Ce qui a été aussi très beau, c’est que les chefs nous ont préparé cette surprise à l’insu de tous ; personne de s’en doutait. Rassembler sept troupes pour un week-end a été un très beau cadeau…
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